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Le
secteur hospitalier regroupe un large éventail de prestations
et représente une part importante des dépenses
de santé dans notre canton. Ce chapitre présente
un choix d'indicateurs permettant de mesurer l'état
actuel et l'évolution des infrastructures, des ressources
financières et humaines ainsi que des activités
des établissements hospitaliers valaisans.
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5.0.0.0 |
Informations
contextuelles |
Dernière
mise à jour: 30.04.2010
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5.1.
Planification
L'entrée
en vigueur de la Loi fédérale sur l'assurance-maladie
(LAMal) en 1996 impose aux cantons de définir une planification
hospitalière incluant une liste des établissements
publics et privés admis à pratiquer à
la charge de l'AOS (art. 39 al. 1 let. e). Parallèlement,
la législation cantonale valaisanne prévoit
également que le canton définisse périodiquement
sa politique de santé par une planification (art. 3
LEIS).
En 2004 et en 2006, la planification valaisanne a mis l'accent
sur une répartition plus efficiente des disciplines
entre les différents établissements du canton.
La planification 2009 s'inscrit dans la continuité
de ces mesures et fait des propositions dans la perspective
de l'entrée en vigueur dès 2012 des nouvelles
modalités de la LAMal (libre choix de l'hôpital,
contribution du canton au financement des établissements
privés, introduction d'un système de financement
par APDRG pour toute la Suisse, comparaisons sur les coûts
et la qualité des prestations).
Les rapports de planification précités peuvent
être consultés sur le site du Service cantonal
de la Santé Publique (www.vs.ch/sante,
rubrique " Informations - Hôpitaux - Planification
hospitalière").
5.2.
Réseau Santé Valais (RSV)
L'idée
d'une mise en réseau des hôpitaux valaisans avait
déjà été évoquée
dans les années 1960-1970. C'est en l'an 2002 qu'elle
voit le jour sous la forme d'un décret créant
le RSV. S'ensuit en 2003 un second décret transférant
les compétences et les responsabilités de gestion
au RSV. L'entrée en vigueur en 2007 de la LEIS entérine
la création du RSV.
5.2.1.
Activités
Ce sous-chapitre est consacré à la présentation
de l'activité des établissements hospitaliers
du RSV. On distingue la prise en charge stationnaire ou hospitalière,
semi-hospitalière et ambulatoire.
L'activité hospitalière est habituellement évaluée
par le nombre de journées et de sorties (admissions/cas).
Une opération cardiaque de type pontage est un exemple
de cas stationnaire. La définition de ces traitements
utilisée dans les indicateurs de ce sous-chapitre est
issue de l'Ordonnance fédérale sur le calcul
des coûts et le classement des prestations par les hôpitaux
et les établissements médico-sociaux dans l'assurance-maladie
(OCP) :
" Sont réputés traitements hospitaliers
au sens de l'art. 49, al. 1, de la LAMal les séjours
à l'hôpital d'une durée d'au moins 24
heures pour des examens, des traitements et des soins (Art.
3 OPC). Les séjours à l'hôpital de moins
de 24 heures, au cours desquels un lit est occupé durant
une nuit, ainsi que les séjours à l'hôpital
en cas de transferts dans un autre hôpital ou en cas
de décès, sont également réputés
traitements hospitaliers. "
La semi-hospitalisation représente des interventions
ou des traitements nécessitant un lit pour quelques
heures mais sans " hospitalisation " du patient.
On considère par exemple qu'un patient suivi dans un
hôpital de jour pour un traitement psychogériatrique
comme un cas de semi-hospitalisation. La prise en charge ambulatoire
nécessite des équipements ou des ressources
en personnel qualifié pour des traitements (très)
courts comme par exemple des séances de radiothérapie.
Selon le Parlement fédéral, la notion de semi-hospitalisation
n'a pas fait ses preuves dans la pratique. Effectivement,
une grande partie des prestations semi-hospitalières
dispensées dans les hôpitaux seraient facturées
et décomptés comme des prestations ambulatoires.
En octobre 2008, les Chambres fédérales ont
donc décidé de supprimer la notion de semi-hospitalisation
et redéfini celle de la charge hospitalière
dans l'OCP. La disparition de la semi-hospitalisation et la
nouvelle définition du stationnaire sont entréee
en vigueur au 1er janvier 2009.
5.2.3. Finances
Depuis les années 1980, à l'image de la Suisse
et des autres pays occidentaux, le Valais est confronté
à des coûts hospitaliers grandissants. Trois
raisons principales sont les progrès technologiques,
le développement de la médecine mais également
le vieillissement de la population.
Entre 1990 et 2007, les hôpitaux valaisans ont connu
quatre types de tarifications. La tarification actuelle, par
APDRG (All-Patient Diagnosis-Related Groups), tient compte
des pathologies ainsi que des activités réellement
fournies. Ce système de tarification est beaucoup plus
précis que les précédents et il tend
à s'appliquer à l'ensemble des cantons suisses
à l'horizon 2010 (SwissDRG).
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